Les Comores :
Les Comoriens sont musulmans sunnites.
Bien que l'islam soit reconnu comme religion officielle, la population la pratique d'une façon modérée.
Même s'il y a peu de chance que vous y assistiez, vous entendrez certainement parler du Grand Mariage, une tradition qui perdure surtout sur Grande Comore.
Les hommes, appartenant aux classes supérieures de la société comorienne, consacrent bien souvent leur vie entière à amasser assez d'argent, pour pouvoir célébrer cette union.
C'est le seul moyen d'être érigé au rang de notable et de jouir d'un statut social, permettant d'envisager la participation aux élections.
Les hommes ayant généralement atteint la quarantaine (avant de pouvoir organiser le mariage) il s'agit souvent d'une seconde union avec une femme beaucoup plus jeune.
Les célébrations durent plusieurs jours et l'époux peut ensuite passer le restant de sa vie, à éponger ses dettes.
La cuisine comorienne est simple, mais très savoureuse, grâce à l'ajout d'ingrédients comme la cardamome, la vanille, la cannelle et surtout la crème de coco qui accompagne la plupart des plats.
Les viandes et les poissons sont généralement accompagnés de riz, parfois de légumes locaux, comme l'igname et le taro.
Ceux qui apprécient le poisson se régaleront avec le thon, le mérou et le poulpe fraîchement pêchés.
Le poisson au coco est d'ailleurs érigé au rang de plat national.
A cause des influences indiennes, vous trouverez également des caris et des samousas (beignets épicés farcis à la viande et aux légumes).
L'archipel produit des fruits tropicaux en abondance : papaye, mangue, litchis, goyave, que vous pourrez déguster frais ou en jus.
La loi islamique interdit officiellement la consommation d'alcool, mais vous trouverez de la bière et des boissons alcoolisées dans la plupart des hôtels.
Les îles étant largement tributaires des importations, en dehors des hôtels qui bénéficient de divers bien de consommation, vous ne trouverez que des produits locaux.
Sur les marchés des trois îles, vous trouverez des bijoux en argent, des chapeaux en raphia, des articles en vannerie, ainsi que du linge de maison, brodé de motifs colorés d'inspiration malgache.
Les épices locales étant extrêmement bon marché, ne vous privez pas de faire provision de noix de muscade, de clous de girofle et de gousses de vanille.
Les bois sculptés sont aussi une spécialité de l'archipel.
Mayotte
L'islam à 90 %.
Certaines Mahoraises portent le musindzano, un masque de pâte parfumée au bois de santal.
Ce masque couvre uniformément le visage, lorsqu'il sert à se protéger du soleil, mais il forme des dessins (fleurs, cercles, points), lorsqu'il est utilisé comme parure dans des cérémonies traditionnelles.
La cuisine mahoraise est simple, mais savoureuse. Un plat typique, à goûter absolument, est le trovi ya nadzi : il s'agit d'un ragoût de viande ou de poisson, cuit dans du lait de coco avec des morceaux de banane plantain et de manioc.
La banane plantain et le manioc se mangent aussi frits, accompagnés de poulet, de viande de cabri ou de zébu.
Les poissons fumés sont à essayer (requin, espadon, mérou), de même que les crustacés (langoustes, camarons, crabes).
En dessert, vous pouvez goûter à l'oubou (bouillie de farine de manioc sucrée) ou faire honneur aux fruits tropicaux tels que les mangues, litchis, corossols, pommes-cannelle et goyaves.
Vous pouvez rapporter de la vanille, du café et de l'essence d'ylang-ylang.
On trouve aussi des nattes, chapeaux et sacs fabriqués de façon artisanale, des tissus, des bijoux en or réalisés sur place, ainsi que des instruments de musiques traditionnelles : tambours, percussions, dzendzé (arcordéon) et gaboussi (guitare).